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Intégrer le FLEGT dans la commercialisation du cacao Camerounais auprès de l’UE, saisir  la pertinence de cette démarche.

 

Entretien avec R.TSANGA // Senior Research Officer in Forest and Governance.

 

« C’est la demande au niveau du marché qui va inciter les producteurs à produire davantage.si il y’a plus de besoin sur le marché, et si ils ont besoin de couper les arbres, ils vont couper, et donc au niveau du marché de l’UE, le fait de consommer davantage de cacao est de demander aux producteurs d’en fournir davantage, ce qui voudrait dire que le marché de l’UE incite à la déforestation qui est illégale. C’est vrai pour le cacao, pour le palmier à huile et tout un ensemble de choses. »

 

 

CONCILER LES LECONS ACQUISES DE LA LEGALISATION DU BOIS

 

Les problèmes qui se posent  au niveau du cacao aujourd’hui sont en fait les mêmes qui se sont posés  hier dans le secteur du bois. On a besoin du bois sur le marché international, et les producteurs vont mettre  en marche plusieurs stratégies telles que des permis, de toutes les façons, dans un cas comme dans un autre, il y’a un risque de déforestation illégale, on essaie donc de l’adresser dans le secteur du cacao en tirant des leçons du processus APV qui a été mis en place dans le cadre de l’exploitation du bois d’œuvre . Cela veut dire qu’on va voir dans quelle mesure mettre des mesures  au niveau du marché qui limitent l’attractivité du cacao de source illégale.  Ce qui signifie : mettre en place des systèmes de contrôle, de vérification en amont de la filière, pour vérifier comment la terre sur laquelle le cacao  a été  produit se présente, est-ce conformément  à la règlementation, comment ce cacao est produit ? Est-ce que le producteur emploi des enfants ? Qu’en est-il de l’usage des pesticides interdits ? Ce sont des questions à se poser, et de là on pourra oui ou non décerner à ce cacao  un label comme c’est le cas avec la certification dans le MIB.

 

RENDRE LE CACAO PRODUIT LOCALEMENT PLUS COMPETITIF

 

L’idée étant de décourager les opérateurs et petits producteurs à utiliser des itinéraires qui pourraient porter atteinte de manière non négligeable à la forêt, au couvert forestier. On va donc voire tout ce qui a été fait en matière de définition du cadre légal dans le secteur forestier. Parce que dans le cas de l’APV il a fallu mettre en place des plates-formes de discussion, clarifier le cadre légal et règlementaire, mettre des systèmes de vérification de la légalité. Aujourd’hui il faut mettre en place  cette responsabilité, et des mécanismes de suivi et de mise en en accord, des mécanismes de financement de mise en œuvre de l’APV.

 

« Est-ce qu’on peut transposer tous ces éléments-là dans le secteur agricole ? Et si oui sous quelles conditions ? Parce que nous parlons quand même de produit dont la valeur commerciale, et les caractéristiques sont différentes  les unes des autres. »

 

Tout en tirant des leçons de ce qui a marché ou pas, dans le cas du bois,il faudrait définir pourquoi ça n’a pas marché. On vise à mettre en place un mécanisme de traçabilité du cacao, comment celui-ci doit être configuré ?si le FLEGT a été complexe, comment avoir une meilleure traçabilité. Que je sois un consommateur en provenance de l’UE , ou même un ressortissant locale, il faut que je puisse savoir l’origine et les différentes marches qu’a connu le cacao  que je vais acheter. Ou alors aller vers du plus complexe qui aura à voir avec la réglementation du travail, des finances, comme c’est le cas dans le secteur forestier, voilà en gros pour le système de traçabilité. Toutes ces questions sont en cours d’exploration.

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